Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime

Portrait en gros plan

Gros plan

Jeanne d'arc
(1412-1431) Année 2012 : 600e anniversaire de sa naissance

 

À la une

  • Les Musiciennes professionnelles en France aux XVIIe et XVIIIe siècles

    9e Rencontres de la SIEFAR

    Samedi 16 juin 2012, à 14h
    Université de Columbia,
    Centre Reid Hall,
    4 rue de Chevreuse, 75006 Paris

    La SIEFAR organisera avec le soutien de PLM (Patrimoines et Langages Musicaux, EA 4087, Université Paris-Sorbonne) et le concours du CReIM (Cercle de Recherche Interdisciplinaire sur les musiciennes) une demi-journée d’études consacrée aux musiciennes des XVIIe et XVIIIe siècles le samedi 16 juin 2012, de 14h

    Qu’elles soient visibles ou invisibles, les musiciennes professionnelles sont bien présentes dans la France moderne. Compositrices, chanteuses, instrumentistes virtuoses occupent les scènes des théâtres lyriques ou l’estrade des concerts publics. Leurs Å“uvres ou leurs interprétations sont largement commentées dans la presse, leurs noms sont connus, leurs portraits conservés. Plus obscures, d’autres musiciennes sont appointées par des mécènes pour des concerts privés, Å“uvrent comme organistes dans l’ombre des tribunes provinciales ou se consacrent à l’enseignement. Celles-ci n’ont laissé de traces, parfois seulement un nom, que dans des archives encore peu exploitées. Si la pratique musicale féminine reste alors principalement privée et amateure, si les grandes institutions comme la Musique du roi opposent des obstacles persistants à l’entrée des femmes dans leurs rangs (les chanteuses exceptées), la professionnalisation des musiciennes se développe néanmoins de façon assez significative au cours du XVIIIe siècle pour préparer le passage, au siècle suivant et pour reprendre les termes de Florence Launay, du statut de « pionnière adulée » à celui de « concurrente redoutée ».

    Nous aurons le plaisir de compter parmi nous :

    Raphaëlle Legrand est professeure de musicologie à l’Université Paris-Sorbonne et membre de l’équipe de recherche Patrimoines et Langages Musicaux. Siégeant au Comité de direction et au Conseil d’orientation de l’Institut Émilie du Châtelet, elle est co-fondatrice du CReIM (Cercle de Recherche Interdisciplinaire sur les Musiciennes). Ses recherches portent sur la musique française du XVIIIe siècle, principalement lyrique (opéra et opéra-comique) et notamment sur la fonction des chanteuses dans l’économie du spectacle. Raphaëlle Legrand est également accordéoniste dans le groupe de chant féministe les Voix rebelles.

    Théodora Psychoyou : Née à Athènes, Théodora Psychoyou est maîtresse de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (EA Patrimoines et Langages Musicaux), chercheuse associée au Centre de Musique Baroque de Versailles et membre du CReIM. Elle a été pensionnaire de l’Académie de France à Rome-Villa Médicis (2005–2007) et membre de l’équipe du Répertoire International des Sources Musicales (RISM : manuscrits musicaux anciens) à la Bibliothèque nationale de France (1997–2005). Ses travaux portent sur l’histoire de la théorie musicale au XVIIe et début du XVIIIe siècle, sur ses stratégies discursives et sur ses systèmes de représentation. Ils portent aussi sur l’économie et le statut des sources musicales et théoriques, et sur la musique religieuse au XVIIe siècle, notamment celle de Marc-Antoine Charpentier.

    Sylvie Granger est maîtresse de conférences en Histoire moderne à l’Université du Maine, chercheuse au Centre de Recherches Historiques de l’Ouest (UMR 6258) et membre du CReIM. Spécialiste de la prosopographie des métiers de la musique et de la danse dans les provinces françaises au XVIIIe siècle, elle étudie les circulations et transmissions des pratiques culturelles et des répertoires d’un milieu social à l’autre, d’un genre à l’autre. Elle a publié Musiciens dans la Ville, 1600-1850 (Belin, 2002) et prépare un ouvrage sur les musiciens d’Église à la fin de l’Ancien Régime. Elle s’attache à faire sortir de l’invisibilité historique les musiciennes des provinces.

    Florence Launay est membre associé à l’équipe Patrimoines et Langages Musicaux de l’Université de Paris-Sorbonne et co-fondatrice du CReIM. Elle est l’auteure d’une thèse de doctorat, Les Compositrices françaises de 1789 à 1914, réalisée sous la direction de Marie-Claire Mussat (Université de Rennes 2, mars 2004) et publiée chez Fayard en 2006. Depuis cette publication, elle a élargi le champs de ses recherches aux activités des musiciennes du XVIIe siècle à nos jours, en se penchant plus particulièrement sur leur accès pionnier, par rapport aux autres femmes, aux professions à haute qualification et à la sphère publique, un aspect encore pratiquement ignoré par l’histoire des femmes elle-même. Florence Launay est également chanteuse lyrique. Elle a derrière elle un parcours courant pour une chanteuse professionnelle : bac musique, études musicales au Conservatoire de Toulouse et aux universités de Toulouse et de Strasbourg, cours de chant en privé, deux ans d’études à l’Opera School du Royal College of Music de Londres, suivis de nombreux engagements comme soliste avec des chÅ“urs et orchestres français et étrangers, des rôles de "soubrette d’opéra" dans différents théâtres.

    Programme

    Présidente de séance : Raphaëlle Legrand
    14h00 : Raphaëlle Legrand (Université Paris-Sorbonne) : Introduction
    14h10 : Théodora Psychoyou (Université Paris-Sorbonne) : « Cette Musique estoit si bonne... » : Marc-Antoine Charpentier et les chanteuses de mademoiselle de Guise
    14h50 : Sylvie Granger (Université du Maine) : Les musiciennes d’Église à la veille de la Révolution
    15h30 : Pause
    15h50 : Florence Launay (Mannheim) : Les compositrices en France au XVIIIe siècle
    16h30-17h00 Concert : Romances et nocturnes de Sophie Gail et Hélène de Montgeroult
    Par Florence Launay (soprano), Michael Cook (piano)

    À 17h00, des rafraîchissements seront servis dans le jardin de Reid Hall.

    La conférence sera précédée le matin à 10h de l’Assemblée générale annuelle de la SIEFAR.

    Renseignements  :
    SIEFAR – Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime


    Affiche (pdf)

    En savoir plus +

  • Assemblée Générale 2012

    SIEFAR - Société Internationale pour l’Etude des Femmes de l’Ancien Régime

    Chère adhérente, cher adhérent,

    L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DE L’ASSOCIATION
    aura lieu le :
    samedi 16 juin 2012, à 10h
    à Reid Hall, 4 rue de Chevreuse
    75 006 Paris

    *** ATTENTION ! ***

    1) Ne peuvent voter que les adhérent-e-s ayant réglé leur cotisation 2012

    2) Si vous ne pouvez venir à l’AG, faites parvenir votre POUVOIR signé à une personne de votre choix dont vous êtes sûr-e qu’elle y assistera, ou, si vous n’en connaissez pas, à l’une des adresses indiquée sur le POUVOIR qui vous a été envoyé par courrier électronique. Si vous ne le faites pas, nous risquons de ne pas atteindre le quorum et d’être dans l’obligation de reconvoquer une autre AG, ce qui pour une association internationale serait désastreux.

    L’Assemblée Générale, qui se déroulera de 10h à 12h, sera suivie à 14h des Neuvièmes Rencontres de la SIEFAR : elles seront consacrées aux Musiciennes professionnelles en France aux XVIIe et XVIIIe siècles.

    Les membres de l’association qui le souhaitent pourront également se joindre au déjeuner qui aura lieu au restaurant Chez Fernand. Pour cela, nous vous invitons à réserver votre place en écrivant à la SIEFAR : contact@siefar.org (frais à la charge des participant-e-s)

    ORDRE DU JOUR

    • rapport moral de la présidente (Marie-Elisabeth HENNEAU)
    • rapport financier de la trésorière (Brigitte ROCHELANDET)
    • rapport sur les activités liées au site de la SIEFAR (Nicole DUFOURNAUD)
    • en prolongement du programme de recherche « Revisiter la “Querelle des femmes” » : éditions des actes des 4 colloques et nouveau projet GEDIFFE (Genèse et dynamique des inégalités de genre : La Querelle des femmes de la France à l’Europe (1250-fin des années 1930)
    • état d’avancement du Dictionnaire ;
    • questions diverses (dont le développement de la SIEFAR et de ses actions dans les pays étrangers)

    En vertu de l’article 9 des statuts, seuls les points prévus dans cet ordre du jour pourront être discutés. Si vous désirez en rajouter un, il faut impérativement le signaler avant le 5 juin.

    À très bientôt !
    Pour le CA,
    Marie-Élisabeth Henneau.

    En savoir plus +

  • Maiîtresses et favorites dans les coulisses du pouvoir en Occident (Moyen Âge et Epoque moderne)

    FER ULg - SIEFAR - Centre européeen d’études bourguignonnes

    Pour un colloque organisé par Femmes Enseignement Recherches de l’UniversiteÌ de LieÌ€ge (FER ULg), SocieÌteÌ internationale pour l’eÌtude des Femmes de l’Ancien ReÌgime (SIEFAR), Centre europeÌen d’eÌtudes bourguignonnes

    ComiteÌ organisateur :
    Marie-EÌlisabeth Henneau, Juliette Dor, Alain Marchandisse

    Comité scientifique (personnes pressenties, sous réserve d’acceptation)
    Marie-Élisabeth Henneau (Univ. Liège), Juliette Dor (Univ. Liège), Alain Marchandisse (Univ. Liège), Annick Delfosse (Univ. Liège), Thérèse de Hemptinne (U. Ghent), Silvia Mostaccio (Univ. Cath. Louvain), Eric Bousmar (Fac. St-Louis), Eliane Viennot (Univ. de St-Etienne)

    UniversiteÌ de LieÌ€ge, place du 20 aouÌ‚t 4000 LieÌ€ge (Belgique)
    13/14 deÌcembre 2012

    Argumentaire  :
    Dans le prolongement d’eÌtudes scientifiques reÌcentes consacreÌes aux conditions d’acceÌ€s des femmes au savoir et au pouvoir, il semble important de se pencher aÌ€ nouveaux frais sur ces femmes qui se sont approcheÌes de ces lieux de gouvernement et de culture que sont les cours royales et princieÌ€res par leurs freÌquentations intimes avec de hauts personnages d’un EÌtat (rois et princes, mais aussi ministres ou gens d’EÌglise). Ce colloque s’appuiera sur les travaux reÌcents portant sur les milieux de cour, sur l’histoire des rapports sociaux de sexes (et aussi sur l’histoire du mariage, de l’adulteÌ€re, de la galanterie, du libertinage), sur l’histoire du politique ou celle du meÌceÌnat... et il s’abstiendra de renouer avec le genre anecdotique qui a souvent preÌvalu quand il s’est agi d’eÌcrire la biographie des plus ceÌleÌ€bres d’entre elles. Cette rencontre scientifique visera en outre aÌ€ eÌtudier le pheÌnomeÌ€ne sur le long terme et aÌ€ l’envisager aÌ€ l’eÌchelle europeÌenne. Sans neÌgliger l’aspect monographique, il privileÌgiera des approches comparatistes portant sur les points suivants :

    - Statut de la favorite
    Statut de la favorite en rapport avec l’eÌvolution de la notion de mariage Officialisation/visualisation de la favorite : maiÌ‚tresse en titre, anoblissement : passage de la spheÌ€re priveÌe aÌ€ la spheÌ€re publique Relations avec l’entourage proche (eÌpouses leÌgitimes, enfants, famille du monarque, ministres et conseillers, autres favorites et favoris, etc...) ReÌception dans l’opinion publique : adulation/meÌpris Rejet de la favorite : effacement, disgraÌ‚ce

    - Accès au statut de favorite
    Motivations StrateÌgie deÌployeÌe : « Art de la SeÌduction » Sentiments et sexualiteÌ RoÌ‚le des reÌseaux sociaux
    Discours sur les favorites
    Choix des mots et leurs enjeux : favorites, maiÌ‚tresses, concubines, courtisanes, « putains », surnoms...
    Ce qu’en disent leurs contemporains : L’EÌglise, Les moralistes, Les juristes, Les politiques, Les historien(ne)s, Les philogynes/misogynes dans le cadre de la Querelle des femmes, Les auteur(e)s de fictions, Les auteur(e)s de pamphlets
    ReÌception ulteÌrieure des personnages

    - Femmes de pouvoir
    RoÌ‚le toleÌreÌ
    PreÌtentions des favorites
    Pouvoir effectif et reÌalisations des favorites : Politique, Diplomatie, Arts et sciences, MeÌceÌnat, MeÌ€res de baÌ‚tards royaux, EÌducation des enfants leÌgitimes
    Galerie de portraits

    Les propositions (titre et reÌsumeÌ d’une page A4) sont aÌ€ envoyer aÌ€ Marie-Elisabeth Henneau mehenneau@ulg.ac.be pour le 31 mai 2012.

    Contact  :
    Marie-Elisabeth Henneau, Service des Archives, 7, place du 20 août 4000 Liège (Belgique) mehenneau@ulg.ac.be ou Juliette Dor jdor@ulg.ac.be


    En savoir plus +