Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime

Portrait en gros plan

Une femme à l'affiche

Marie-Jeanne L'HERITIER
350e année de sa naissance
(1664-1734)
Portrait d'Etienne Desrochers, vers 1697, Bnf.

 

A decouvrir
Une notice en ligne par Allison Stedman
L'édition de ses Oeuvres meslées (1696) disponibles sur Gallica
L'édition critique de ses Contes par Raymonde Robert dans la "Bibliothèque des Génies et des Fées", tome 2, Paris, H. Champion,  2005.
 
 
Adhésion 2014
 
 
 
 
 
 

 

À la une

  • Parution de notre éditeur-partenaire Garnier Classiques et de notre adhérente

    Rotraud VON KULESSA (éd.) : Françoise de Graffigny, "Lettres d’une Péruvienne"

    Edition. Rotraud von Kulessa

    Paris, Classiques Garnier, coll. « Bibliothèque du XVIIIe siècle », 2014, 308 pages, 19.00 € , ISBN 978-2-8124-2551-6

    Les Lettres d’une Péruvienne paraissent pour la première fois en 1747. Une seconde édition augmentée de trois lettres et d’une introduction historique paraît en 1752. La présente édition du texte de 1752 comprend les variantes de l’édition de 1747 et des documents qui soulignent l’originalité de l’ouvrage. 

    The Lettres d’une Péruvienne were first published in 1747. A second edition with three extra letters and an historical introduction appeared in 1752. The present edition from 1752 includes the variations from the 1747 edition as well as documents outlining the work’s originality.




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  • Parution de notre bienfaitrice Eliane VIENNOT

    Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin - Petite Histoire des résistances de la langue française

    Edition iXe — 128 p. — 14 € 

    Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. La domination du genre masculin sur le genre féminin initiée au XVIIe siècle ne s’est en effet imposée qu’à la fin du XIXe avec l’instruction obligatoire. Depuis, des générations d’écolières et d’écoliers répètent inlassablement que « le masculin l’emporte sur le féminin », se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société.

    Ce livre retrace l’histoire d’une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Riche en exemples empruntés aux deux camps, il nous convie à un parcours plein de surprises où l’on en apprend de belles sur la « virilisation » des noms de métier, sur les usages qui prévalaient en matière d’accords, sur l’utilisation des pronoms ou sur les opérations « trans-genre » subies par certains mots.

    Table des matières :
    - Féminiser la langue ? Non, mettre un terme à sa masculinisation
    - Les origines de la Querelle des femmes
    - La langue, nouveau terrain de la Querelle des femmes
    - La question des noms de métiers et de fonctions prestigieuses, ou le sujet qui fâche
    - La question des accords, ou l’affaire du « genre le plus noble » 
    - La question des pronoms, ou la barbe au menton
    - La question du genre des noms d’êtres inanimés, ou la grande tentation du trans
    - La question des frappes collatérales : messages subliminaux, exemples, nomenclature, etc.
    - Les enjeux actuels

    • Vous pouvez le faire commander à votre libraire (L’Harmattan Diffusion).
    • Vous pouvez aussi le commander directement chez iXe, 28, boulevard du Nord 77520 Donnemarie-Dontilly http://www.editions-ixe.fr/ — mail : contact@editions-ixe.fr

    * Eliane Viennot sera chez Violette & Co (102 Rue de Charonne, 75011 Paris) le mercredi 23 avril à 19 heures pour une présentation-débat.

    * Eliane Viennot présentera ses travaux sur le thème « La masculinisation de la langue française : histoire d’un combat difficile, inachevé et réversible » à la prochaine séance du séminaire de l’IEC, « Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines », qui se tiendra le vendredi 25 avril 2014. Lieu et horaire : de 14h à 16h30 au Jardin des Plantes (MNHN), Grand Amphithéâtre d’Entomologie, 43 rue Buffon 75005 Paris. En savoir plus : http://www.institutemilieduchatelet.org/seminaire-detail ?id=242
     


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  • Enfanter : Discours, pratiques et représentations de l’accouchement dans la France d’Ancien Régime

    SIEFAR

    SIEFAR
    Société internationale pour l’étude des femmes de l’Ancien Régime

    Enfanter : Discours, pratiques et représentations de l’accouchement dans la France d’Ancien Régime

    Colloque international
    31 janvier – 1er février 2014
    Paris, Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75006 Paris

    Comité organisateur
    Laetitia Dion (U. Lyon 2/Siefar) Adeline Gargam (U. Brest/Siefar) Nathalie Grande (U. Nantes/Siefar) Marie-Elisabeth Henneau (U. Liège/Siefar)

    Ce colloque est organisé grâce au soutien de :
    Femme Enseignement Recherche Université de LièGe
    Laboratoire L’AMO de l’Université de Nantes
    Université Columbia à Paris
    Reid Hall

    L’accouchement fut, pendant de nombreux siècles, un art du ressort des femmes. Du Moyen Âge jusqu’au Grand Siècle, les femmes ont exercé leur monopole sur la pratique des accouchements en ville comme à la campagne. Mais dès le XVIIe siècle, la médicalisation de la science obstétricale a opéré un bouleversement des rôles et induit, à la fin du XVIIIe siècle, une inversion faisant de ce territoire gynocentré un territoire désormais androcentré.

    Jusqu’à aujourd’hui, la question de l’accouchement a principalement été envisagée d’un point de vue historique, anthropologique et sociologique, à travers les croyances, les rites, les pratiques, le vécu, la souffrance, ainsi qu’à travers les mutations survenues dans l’Europe moderne. L’objectif du colloque est d’envisager l’accouchement du point de vue du « genre ». Il s’agit de déterminer s’il a existé en France une science obstétricale féminine et masculine et d’en définir les caractéristiques sexuées à la lumière des textes et de l’iconographie. Il importe notamment d’explorer, dans une perspective comparatiste, les pratiques, les théories et les pédagogies mis en place par les sages-femmes, par les chirurgiens accoucheurs et par les autorités religieuses. Par cette approche novatrice, le colloque permettra de rassembler des informations nouvelles et d’ouvrir des perspectives d’étude encore peu explorées.

    PROGRAMME

    Vendredi 31 janvier 2014
    9h30 Accueil des participants

    L’ART D’ÊTRE SAGE-FEMME
    Présidence : Jacques Gélis (Université Paris VIII)
    10h  Julie Pilorget (Université Paris IV– Sorbonne) « Comment meraleresse se doit contenir en ladite science ». Pratiques et représentations des sages-femmes à la fin du Moyen Âge : l’exemple d’Amiens
    10h30      Valérie Worth (Trinity College – Université d’Oxford, UK) Qui assistait à un accouchement normal ou difficile entre 1570 et 1640 ?
    11h  Discussion & pause
    11h30      Adeline Gargam (Université de Brest) Un nouveau critère d’évaluation du ’’genre’’ en obstétrique : les opuscules d’accouchement écrits par les femmes aux XVIIe et XVIIIe s.
    12h  Lucia Aschauer (Universität Bochum – Ruhr, Allemagne) L’Observation     obstétricale : théâtre     des   conflits      entre acteurs, pratiques et discours de l’accouchement à la fin du XVIIIe s.
    12h30      Discussion
    13h  Déjeuner

    LES ACCOUCHEMENTS PROBLÉMATIQUES - LES SAGES-FEMMES ET LA JUSTICE
    Présidence : Éliane Viennot (Université de Saint-Étienne)
    15h  Laura Tatoueix (Université de Rouen) L’Avortement dans le discours médical aux XVIe et XVIIe s. : entre prescription, condamnation et tabou
    15h30      Géraldine Ther (Université Toulouse 2 Le Mirail) La Représentation des sages-femmes dans les factums de la fin de l’Ancien Régime
    16h  Sylvie Perrier (Université d’Ottawa, Canada) La Surveillance du ventre. Les sages-femmes expertes des grossesses cachées ou simulées
    16h30      Discussion & pause

    L’EXEMPLE D’UNE SAGE-FEMME CÉLÈBRE : LOUISE BOURGEOIS
    Présidence : Marie-Elisabeth Henneau (Université de Liège, Belgique)
    17h  Ophélie Chavaroche (Cornell University, Ithaca) Toucher le corps des femmes au XVIIe s. : les écrits médicaux de Louise Bourgeois Boursier
    17h30      Alison Klairmont (University of California, Berkeley) Le Savoir obstétrique, la pratique, et le genre : Bourgeois et Guillemeau
    18h  Stéphanie O’Hara (University of Massachusetts, Dartmouth)
    La Représentation de Louise Bourgeois dans une traduction anglaise du XVIIe s. : l’histoire de l’obstétrique, la traduction, et le genre
    18h30      Discussion

    Samedi 1er février 2014

    REPRÉSENTATIONS LITTÉRAIRES DU XVIe AU XVIIIE S.
    Présidence : Nathalie Grande (Université de Nantes)
    9h30 Jennifer Ruimi (Université Paris 3, Sorbonne nouvelle) Filles grosses d’enfant : de la peur au rire
    10h  Isabelle Brouard-Arends (Université Rennes 2) Corps et cÅ“ur maternels en détresse, corps et cÅ“ur maternels émerveillés : évolution des représentations de la maternité dans le discours littéraire des Lumières
    10h30      Vincent Jolivet (Université Paris IV- Sorbonne) Accouchements libertins : Sade et la femme enceinte
    11h  Discussion
    11h30      Déjeuner

    ICONOGRAPHIE DU XVIE AU XVIIIE S.
    Présidence : Danielle Haase-Dubosc (Université Columbia, Paris)
    13h30      Emmanuelle Berthiaud (Université de Picardie Jules Vernes, Amiens)
    « Soulever le voile derrière lequel la nature se cache ». Les images médicales de la grossesse (XVIe - fin XVIIIe s.) : quels savoirs masculins et féminins ?
    14h  Sylvène Renoud (Université de Nantes) Le corps de la femme accouchante : représentations et transmission des savoirs
    14h30      Marion d’Amato (Université Toulouse 2 le Mirail) La représentation de la femme enceinte et de la parturiente : quand les domaines artistiques et médicaux modèlent le corps féminin
    15h  Discussion & pause

    16h  Assemblée générale de la SIEFAR suivie du verre de l’amitié

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