Pierre-Joseph Boudier de Villemert

Notice Alphabétique des Femmes célèbres en France

[Le Nouvel Ami des femmes ou La Philosophie du sexe. Ouvrage nécessaire à toutes les jeunes personnes qui veulent plaire par des qualités solides : Avec une Notice Alphabétique des Femmes célèbres en France]

Amsterdam/Paris, Monory, 1779

 

Le peu d'informations données sur les femmes présentées dans ce dictionnaire (et notamment sur la période où elles ont vécu) rend difficile leur identification et donc leur insertion dans la liste des entrées. En conséquence, ce document n'est pas monté comme les autres (pour l'instant). Lorsque le nom des femmes était déjà présent dans la liste des entrées, le sigle BV y a été intégré. Si l'on clique sur ce sigle, on obtient non pas la notice mais l'ensemble du dictionnaire (dans les limites de la saisie effectuée); il faut ensuite rechercher le nom de la femme voulue.

Pour accéder au dictionnaire Boudier de Villemert.

 

Pierre-Joseph BOUDIER de VILLEMERT est un littérateur polygraphe né en 1716 et mort à une date indéterminée au tout début du XIXe siècle. Peut-être jurisconsulte, il publie de 1739 à 1786 un grand nombre d'ouvrages à caractère philosophique et moral. Le plus célèbre est L'Ami des femmes, un petit in-octavo paru anonymement en 1758 et qui fut souvent réédité et traduit jusqu'en 1791, avec des rajouts ou annexes variables (le Traité de l'éducation des filles de Fénelon dans l'édition de 1766).
Doublant son volume dans l'édition de 1779 (260 pages) mais gardant un format de poche (9cm/17cm), ce qui est devenu Le Nouvel Ami des femmes ou La Philosophie du sexe. Ouvrage nécessaire à toutes les jeunes personnes qui veulent plaire par des qualités solides : Avec une Notice Alphabétique des Femmes célèbres en France, comporte une longue liste de 270 célèbrités féminines présentées de façon lapidaire en une à cinq lignes, liste désormais insérée dans le dictionnaire de la SIEFAR.
Comme l'indique le titre de son ouvrage, l'auteur veut faire oeuvre de pédagogue, de moraliste et d'historien, en proposant aux «jeunes personnes» des modèles à connaître et à imiter pour mieux «former leurs moeurs». Ce faisant il soutient l'idée de la nécessité, pour les femmes, d'un véritable épanouissement intellectuel indépendant de toute considération religieuse. Sans «les grâces» d'un certain savoir («la physique et l'histoire» et non les «sciences abstraites» et la théologie), elles seraient condamnées à n'être que «des idoles animées» et ne sauraient «retenir» durablement les hommes.
L'ambivalence de ce «manuel» est caractéristique d'une misogynie latente et d'un désir pourtant sincère de promotion des femmes (et des hommes) par l'éducation... féminine. En étayant sa démonstration par une liste minimaliste de célébrités historiques, Boudier de Villemert nous offre un échantillon, exemplaire et concis, des savoirs français sur le passé des femmes qui étaient disponibles à la fin du XVIIIe siècle.

Nicole Pellegrin.