Le peu d'informations données sur les femmes présentées dans ce dictionnaire (et notamment sur la période où elles ont vécu) rend difficile leur identification et donc leur insertion dans la liste des entrées. En conséquence, ce document n'est pas monté comme les autres (pour l'instant). Lorsque le nom des femmes était déjà présent dans la liste des entrées, le sigle BV y a été intégré. Si l'on clique sur ce sigle, on obtient non pas la notice mais l'ensemble du dictionnaire (dans les limites de la saisie effectuée); il faut ensuite rechercher le nom de la femme voulue.
Pour accéder au dictionnaire Boudier de Villemert.
Pierre-Joseph BOUDIER de VILLEMERT est un littérateur
polygraphe né en 1716 et mort à une date indéterminée
au tout début du XIXe siècle. Peut-être jurisconsulte,
il publie de 1739 à 1786 un grand nombre d'ouvrages à
caractère philosophique et moral. Le plus célèbre
est L'Ami des femmes, un petit in-octavo paru anonymement
en 1758 et qui fut souvent réédité et traduit
jusqu'en 1791, avec des rajouts ou annexes variables (le Traité
de l'éducation des filles de Fénelon dans l'édition
de 1766).
Doublant son volume dans l'édition
de 1779 (260 pages) mais gardant un format de poche (9cm/17cm),
ce qui est devenu Le Nouvel Ami des femmes ou La Philosophie
du sexe. Ouvrage nécessaire à toutes les jeunes
personnes qui veulent plaire par des qualités solides :
Avec une Notice Alphabétique des Femmes célèbres
en France, comporte une longue liste de 270 célèbrités
féminines présentées de façon lapidaire
en une à cinq lignes, liste désormais insérée
dans le dictionnaire de la SIEFAR.
Comme l'indique le titre de son ouvrage,
l'auteur veut faire oeuvre de pédagogue, de moraliste et
d'historien, en proposant aux «jeunes personnes» des
modèles à connaître et à imiter pour
mieux «former leurs moeurs». Ce faisant il soutient
l'idée de la nécessité, pour les femmes,
d'un véritable épanouissement intellectuel indépendant
de toute considération religieuse. Sans «les grâces»
d'un certain savoir («la physique et l'histoire» et
non les «sciences abstraites» et la théologie),
elles seraient condamnées à n'être que «des
idoles animées» et ne sauraient «retenir»
durablement les hommes.
L'ambivalence de ce «manuel»
est caractéristique d'une misogynie latente et d'un désir
pourtant sincère de promotion des femmes (et des hommes)
par l'éducation... féminine. En étayant sa
démonstration par une liste minimaliste de célébrités
historiques, Boudier de Villemert nous offre un échantillon,
exemplaire et concis, des savoirs français sur le passé
des femmes qui étaient disponibles à la fin du XVIIIe
siècle.
Nicole Pellegrin.