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Madeleine-Angélique Poisson,
née à Paris (Saint-Sulpice) le 22 novembre 1684,
est la fille des acteurs Paul Poisson et Marie-Angélique
Gassaud Du Croisy, et la petite-fille d'une des figures de proue
de l'Hôtel de Bourgogne, le comédien et auteur Raymond
Poisson. Mariée à un gentilhomme espagnol, Dom Gabriel
de Gomez, réputé riche mais en réalité
endetté, elle a recours à sa plume pour survivre.
Elle prend vite goût à l'écriture
théâtrale: en témoignent ses premières
oeuvres, quatre pièces, dont la plus célèbre
est sa tragédie Habis (1714), qui figure toujours
au répertoire de la Comédie Française en
1732. Devant le succès que connaît cette tragédie,
critiques et accusations se multiplient, et Gomez se voit contrainte
d'adjoindre au texte une préface où elle revendique
sa qualité d'auteure. En 1724, elle réimprime la
pièce dans ses OEuvres mêlées, aux
côtés de Sémiramis, de Cléarque,
Tyran d'Héraclée (jouées en 1716 et 1717)
et de Marsidie, la Reine des Cimbres, jamais représentée.
Le reste du recueil, semi-autobiographique, rédigé
sous forme de lettres, comprend des vers circonstanciels adressés
aux grands et aux proches, un échange épistolaire
fictif et une «nouvelle ameriquaine».
Commence alors une période fructueuse:
Mme de Gomez se livre à une production narrative intense
et ininterrompue pendant près de vingt ans. En 1724, elle
a déjà écrit deux romans, des «histoires
secrètes», au cadre historique mais de caractère
anecdotique, et s'attelle à la suite des Journées
amusantes, best-seller de nature didactique et journalistique,
dont le premier volume est sorti en 1722 et le second vient de
paraître. Elle prend aussi part aux controverses poétiques,
de façon explicite, à travers sa Lettre sur le
Poème de Clovis (1725) et Le Triomphe de l'Éloquence
(1730). Dans les préfaces de Crémentine, Reine
de Sanga, des Anecdotes persanes (1727) et de La
Jeune Alcidiane (1733), suite éponyme du roman de Gomberville
(1651), elle s'inscrit également dans les débats
de l'époque concernant l'écriture romanesque. Après
le dernier volume des Journées amusantes, paraît
un autre succès de librairie, Les Cent nouvelles nouvelles
(1731-1739), ainsi qu'un recueil de contes brefs, La Nouvelle
mer des histoires (1733-1735). Vers 1737, alors veuve, Mme
de Gomez se remarie à un certain Bonhomme; ce remariage
semble coïncider avec la fin de sa carrière littéraire.
Elle se retire, avant 1764, à Saint-Germain-en-Laye, lieu
de retraite des anciens comédiens, et de la famille Poisson
en particulier. Elle y meurt le 28 décembre 1770.
Les OEuvres mêlées
de Mme de Gomez nous révèlent son réseau
de connaissances, mais aussi le projet qui sous-tend son écriture
polymorphe, celui de la célébration des femmes.
Ainsi, au bouquet qu'elle adresse à sa dédicataire,
l'actrice Desmares, font écho celui qu'elle écrit
en l'honneur de la diva Mlle Le Rochois, les vers acrostiches
en hommage à Mlle de La Force et l'éloge de Mlle
de Scudéry. Dans les Entretiens nocturnes de Mercure
et de la Renommée (1731), elle esquisse en quelque
pages, à l'image de Marguerite Buffet ou de Mlle L'Héritier,
une historiographie des femmes de lettres. Quant aux Journées
amusantes, dont le thème principal est la lecture,
elles nous ramènent à la tradition de l'Heptaméron,
mais rappellent aussi celle, plus contemporaine, de la conversation-cadre
des romans de Mlle de Scudéry et de Mme d'Aulnoy.
Mme de Gomez a joui d'une grande popularité
de son vivant. En font foi non seulement les multiples réimpressions,
au cours du XVIIIe siècle, des Cent Nouvelles nouvelles
et des Journées amusantes -dont des extraits, ainsi
que des passages de La Jeune Alcidiane, ont été
réédités et abrégés dans La
Bibliothèque universelle des romans (1776)-, mais aussi
les traductions étrangères. En Angleterre, le lectorat
s'est ainsi enthousiasmé pour La Belle Assemblée
(1724-1734), titre qu'a donné Eliza Haywood à
sa traduction des Journées amusantes. Néanmoins
les auteurs de dictionnaires biographiques, qui ont répété
leur préférence pour Les Cent Nouvelles nouvelles,
se montrant peu favorables aux Journées amusantes
(pourtant plus souvent rééditées), ont déprécié
cette auteure. Comment donc, devant la dévalorisation de
son oeuvre, expliquer son indubitable succès éditorial?
En redécouvrant cette dramaturge, romancière et
«essayiste» encore bien méconnue, malgré
de brèves apparitions, restées sans suite, dans
la critique littéraire des quatre dernières décennies.
Madeleine-Angélique Poisson was born on 22 November 1684 in Paris (parish of Saint-Sulpice), daughter to the actors Paul Poisson and Marie-Angélique Gassaud Du Croisy, and grand-daughter to one of the most prominent figures in the Hôtel de Bourgogne, the actor and author Raymond Poisson. Married to a supposedly rich but in fact debt-ridden Spanish nobleman, Dom Gabriel de Gomez, she began writing to earn a living.
Her inborn passion for theatre is evinced by her early work, a corpus of four plays, the most famous of which is her tragedy Habis (1714), still being performed in 1732 at the Comédie Française. However, its success unleashed a series of defamatory attacks against Mme de Gomez denying her authorship. This stirred her indignation and compelled her to add a preface to the play, in which she claimed to be its sole author. In 1724 she re-printed Habis in her Oeuvres mêlées, a collection of various writings -amongst which her other three dramas, Sémiramis, Cléarque, Tyran d'Héraclée (performed respectively in 1716 and 1717); and Marsidie, La Reine des Cimbres (which was never staged). The rest of this semi-autobiographical collection comprises dedicatory verses addressed to high-ranking figures and to family members and friends, a fictive epistolary correspondence and a "nouvelle amériquaine".
A very prolific period ensued: in nearly twenty years, and without any interruption, Mme de Gomez produced an impressive body of fictional works. By 1724 she had already written two novels ("secret histories"); published the first two volumes of her didactic and journalistic best-seller, Les Journées amusantes; and began the sequel. She also participated in the contemporary controversies over poetry, as made explicit in her Lettre sur le Poème de Clovis (1725) and Le Triomphe de l'Eloquence (1730). Her prefaces to Crémentine, Reine de Sanga, Anedoctes persanes (1727) and La Jeune Alcidiane, the eponymous sequel to Gomberville's novel (1651), inscribe themselves in the contemporaneous debates on novel writing. The publication of the last volume of Journées amusantes was soon followed by another commercial hit, Les Cent nouvelles nouvelles (1731-1739), and another collection of short tales, La Nouvelle mer des histoires (1733-1735). Around 1737, then a widow, Mme de Gomez married a certain Bonhomme; this second marriage seems to coincide with the end of her literary career. She retreated sometime before 1764 to the Poissons family home in Saint-Germain-en-Laye -the place of retirement of many actors- and died there on 28 December 1770.
Mme de Gomez's Oeuvres mêlées not only informs us of her social network but also discloses the project that lies at the core of her polymorphous writing: the celebration of women, as evidenced by the poetical "bouquet" she addressed to her dedicatee, the actress Desmares; by that which she wrote in homage to the singer Mlle Le Rochois; by her acrostic to Mlle de La Force; and by her praise of Mlle de Scudéry. In Entretiens nocturnes de Mercure et de la Renommée (1731), she sketches, in the wake of Marguerite Buffet or Mlle L'Héritier, albeit on a much smaller scale, a historiography of women of letters. As for Les Journées amusantes, in which reading is an important topic, not only does it revive the literary tradition of L'Heptaméron but it also recalls Mlle de Scudéry's and Mme d'Aulnoy's use of the conversation frame in their fiction.
Mme de Gomez enjoyed a great popularity in her own lifetime. Besides the multiple re-editions of Cent nouvelles nouvelles and Les Journées amusantes, and the reprinting of abridged extracts from these two best-sellers, or from La Jeune Alcidiane in La Bibliothèque universelle des romans (1776), a significant part of her work was translated into other European languages. It is more especially La Belle Assembléé (1724-1734), Eliza Haywood's translation of Les Journées amusantes, that captivated an English readership. Nevertheless, authors of bibliographical dictionaries, reiterating their preference for Les Cent Nouvelles nouvelles and showing little enthusiasm for the Journées amusantes (despite its more numerous editions), have slowly undermined her authorial credibility. Given this depreciation of her opus, how then can its undeniable publishing success be explained? By rediscovering this female playwright, novelist and "theorist", who is still unfairly neglected despite a few short-lived appearances in critical studies over the past forty years.
(traduction de l'autrice)
OEUVRES
- 1714 : Habis (trag. en 5 actes, en vers), Paris, Pierre
Ribou. Comédie-Française (Paris), 17 avril 1714.
- 1716 : Sémiramis (trag. en 5 actes, en vers),
in OEuvres mêlées..., voir infra. Comédie-Française
(Paris), 1er février 1716.
- 1717 : Cléarque, Tyran d'Héraclée
(trag. en 5 actes, en vers), Paris, Pierre Ribou. Comédie-Française
(Paris), 26 novembre 1717.
- 1718 : Les Épreuves (ballet héroïque
en trois actes, en vers libres, inachevé), in OEuvres
mêlées..., voir infra, p.299-324. Non
représenté.
- 1719 : Histoire secrète de la conqueste de Grenade,
Paris, Ch.-M. d'Houry.
- 1722 : Anecdotes, ou Histoire secrète de la maison
ottomane, 4 t. en 2 vol., Amsterdam, La Compagnie.
- 1722-1731 : Les Journées amusantes dédiées
au Roy, 8 vol., Paris, G. Saugrain.
- 1724 : Marsidie, Reine des Cimbres, Tragédie,
in OEuvres mêlées..., voir infra, p.209-262.
Non représentée.
- 1724 : Nouvelle amériquaine, in OEuvres mêlées...,
voir infra, p.325-366 et p.389-399 -- Hannah Fournier (éd.),
http://margot.uwaterloo.ca/francais.html.
- 1724 : OEuvres mêlées de Mme de Gomez. Contenant
ses Tragédies & différents ouvrages en vers
& en prose, Paris, Jean-Baptiste Mazuel; Paris, G. Saugrain;
Paris, C. Leclerc (3 éditions la même année).
- 1724 : Critique des critiques d'Inès de Castro, tragédie
de M. de La Mothe, Paris, Mesnier, attribution.
- 1725 : Lettre sur le nouveau poème de Clovis,
Paris, P. Prault.
- 1727 : Anecdotes persanes, 2 vol., Paris, Leclerc; Paris,
D. Mouchet.
- 1727 : Crémentine, reine de Sanga, histoire indienne,
2 vol., Paris, Prault.
- 1730 : Le Triomphe de l'éloquence, Paris, Leclerc.
- 1731 : Entretiens nocturnes de Mercure et de la Renommée
aux jardins des Thuilleries, Paris, Leclerc.
- 1732-1739: Les Cent nouvelles nouvelles, 36 parties en
19 vol., Paris, Vve Guillaume.
- 1733 : La Jeune Alcidiane, 3 vol., Paris, Guillaume-Denis
David.
- 1733-1735 : La Nouvelle mer des histoires, 6 parties
en 3 vol., Paris, C. Guillaume.
- 1734 : Histoire d'Osman, Ier du nom, XIXe empereur des Turcs
et de l'imperatrice Aphendina Ashada, 2 vol., Paris, Prault.
- 1737 : Histoires du Comte d'Oxfort, de miledy d'Herby, d'Eustache
de St-Pierre et de Béatrix de Guines au siège de
Calais, sous le règne de Philippe Valois, Paris, De
Poilly.
CHOIX BIBLIOGRAPHIQUE
- Day, Shirley Jones. «A Woman Writer's Dilemma: Madame
de Gomez and the Early Eighteenth-Century Novel», in Roland
Bonnel and Catherine Rubinger (dir.), Femmes Savantes et Femmes
d'Esprit: Women Intellectuals of the French Eighteenth Century.
New York, Peter Lang, 1994, p.77-98.
- Garcia-Garrosa, Maria-Jesus. «Dias alegres, de Gaspar
Zavala y Zamora: Recuperacion de una obra perdida (I) Historia
editorial». Dieciocho: Hispanic Enlightenment, 26,
2, 2003, p.199-222.
- Genieys-Kirk, Séverine. «Madeleine-Angélique
de Gomez (1684-1770): Historiographer of Women», in Michael
Brophy, Phyllis Gaffney et Mary Gallagher (dir.), Festschrift
for C.E.J Caldicott. Dublin, University College Dublin Press
(à paraître).
- Mish, Charles C. «Mme de Gomez and La Belle Assemblée».
Revue de littérature comparée, 24, 1960,
p.213-225.
- Showalter, English, Jr. «Writing off the Stage: Women
Authors and Eighteenth-Century Theater». Yale French
Studies, 75, 1988, p.95-111.
CHOIX DE LIENS ELECTRONIQUES
- CESAR, Calendrier Electronique des Spectacles sous l'Ancien
Régime et sous la Révolution:
http://www.cesar.org.uk/cesar2/people/people.php?fct=edit&person_UOID=100645
http://www.cesar.org.uk/cesar2/books/anecdotes/display.php?volume=3&index=212
http://www.cesar.org.uk/cesar2/books/leris/view_entry.php?id=4248&search_string=gomez&refresh=1105788709
JUGEMENTS
- (à propos des Journées amusantes) «The
extraordinary Approbation the two Former Volumes of this Work
have met with from all Persons of Polite Taste, both in France
and England, is a sufficient Testimony of their Excellency: but
because the whole Matter seem'd to be concluded in the last, and
some Persons from thence may infer this to be a spurious Addition;
we think it necessary to inform the publick that it was at the
Request of several of the first Nobility of France that the Author
was prevail'd on to make a Continuation. Whoever examines and
compares the one with the other, will easily perceive they were
wrote by the same Hand: that Purity of Language; that Spirit and
Delicacy of Sentiment; that Exactness of Chronology, and Geography,
which is to be found in all the Lady's Quotations from History,
and Descriptions of Places, could be imitated by very few, if
any of that Sex» (Eliza Haywood, préface à
La Belle Assemblée, 4e éd., Dublin, R. Rhames,
1740, non paginée).
- (à propos de Sémiramis) «La poésie
en est coulante, mais il y a peu de beautés de détail,
et nulle force; l'on voit bien que c'est l'ouvrage d'une femme,
beaucoup d'intrigue et de roman, peu de peinture, nuls caractères,
rien de saillant. Elle n'a eu aucun succès; on a reparlé
de cette pièce lors de la tragédie de Voltaire qui
a le même titre, mais il n'y a nulle similitude; celle de
Voltaire traite de Sémiramis veuve, et celle-ci de Sémiramis
fille» (D'Argenson, Notices sur les oeuvres de théâtre
[1725-1756], H. Lagrave (éd.), Studies on Voltaire and
Eighteenth Century, 43, 1966).
- (à propos des Cent Nouvelles nouvelles) «On
a toujours regardé ce Recueil d'Historiettes, ainsi que
Les Journées amusantes du même Auteur, comme
ses deux meilleurs Ouvrages. La plupart de ces nouvelles sont
écrites avec feu, assez bien intriguées, les surprises
bien ménagées, les sentimens delicats, & les
passions y jouent leur jeu naturel» (Joseph La Porte,
Histoire littéraire des femmes françaises [par
L. et J.-Fr. de La Croix], Paris, Lacombe, 1769, vol. 3, p.512).
- «On ne peut nier que Madame de Gomez n'ait eu quelque
talent pour le genre dramatique; mais elle choisissoit mal ses
sujets. Sa plume, propre à peindre des passions délicates,
étoit peut-être un peu trop foible, pour tracer le
caractère des Héros, & inspirer la terreur.
On l'admire lorsqu'avec finesse elle fait arracher un secret par
un Confident, & decouvrir les mysteres de l'Amour; mais s'il
s'agit de décrire un combat, & de peindre une ame forte,
son coloris, vif & riant par tout-ailleurs, s'affoiblit devant
ces grands objets. On lui refuse l'art de conduire bien une intrigue;
mais on lui accorde le merite de l'exposition. Sa Poesie est aisée
& naturelle, mais souvent foible & négligée»
(J. M. B. Clément et J. de La Porte, Anecdotes dramatiques,
Paris, Veuve Duchesne, 1775, vol.3, p.213).
- «Madame de Gomez [...] was greatly respected for her amiable
qualities, her wit, and her humour. She composed a great number
of novels, which are written in an easy and natural style; many
of them are in imitation of those written by the Queen of Navarre.
Her reflections on the Passion of Love, is we think, one of her
best productions. She defines that passion, as the origin of all
the most amiable virtues that can adorn humanity, and make use
of nearly the same arguments to prove the justness of her hypothesis
as we find in the Debat de Follie & d'Amour, written
by Louise Labé» (Ann Thicknesse, Sketches of the
Lives and Writings of the Ladies of France, London, 1780-1781,
vol.3, p.25-26).
- «Sa plume, plus féconde que correcte, fit éclore
un grand nombre de productions galantes, sur lesquelles le public
même frivole s'est beaucoup refroidi, et que le public sage
n'a jamais lues. [...] Mme de Gomez est encore auteur de plusieurs
tragédies, dont aucune n'est restée au théâtre.
En général, la versification en est lâche
et languissante: la moins mauvaise est celle d'Habis qui
eut 25 représentations» (Feller, Biographie universelle,
Lyon, J.-B. Pélagaud, 1851).
- «En général sa manière de narrer
est facile, claire et naturelle. On lira toujours avec intérêt
celle de ses Nouvelles qui renferme les aventures des Deux
Cousines. L'intrigue de ce petit ouvrage est bien conçue;
on y trouve des surprises ménagées avec art, des
sentiments vifs et délicats; la finesse des pensées
et l'intérêt des situations y sont comme noyés
dans la prolixité monotone du style; et le ton de galanterie
qui y règne d'un bout à l'autre dégénère
presque toujours en fadeur» (Michaud, Biographie ancienne
et moderne, Paris, Madame C. Desplaces, 1857, vol.17, p.132).
- (à propos des Journées amusantes) «In
an age given to writing chroniques scandaleuses, political
allegories, and topical comment dressed as fiction, La Belle
Assemblée stands out as a well-done piece of imaginative
writing, its stories (within the limitations of the genre) interesting
and well managed, the frame entertaining, and even at times lively.
Mme de Gomez was not much of a stylist, but she could tell a story»
(C. C. Mish, voir supra, choix bibliog., p.225).
Séverine Genieys-Kirk, 2005.