[267] LA Reine de Navarre, soeur de
François Premier, Roi de France, doit, par toutes
sortes de raisons, passer la premiere; elle avoit des talents
admirables pour l'excellente Littérature. Les Ouvrages
qu'elle publia dans le cours du seizieme siecle lui avoient acquis
une réputation méritée: ce qu'il y eut de
plus respectable, c'est que, quoique dans le printemps de son
[268] âge, ils ne rouloient que sur des sujets pieux; il
reste encore de cette Princesse un nombre de Tragédies
et de Comédies qui prouvent combien elle étoit versée
dans ce genre. Ces Pieces ont été imprimées
en 1541, et ont eu plusieurs éditions; les principaux titres
sont: la Nativité de Notre-Seigneur Jesus-Christ;
l'Adoration des Rois; le Désert; la Farce
de trop peu, moins, etc. Elle termina son auguste carriere
à l'âge de cinquante-neuf ans, le 28 Décembre
1549.
La tradition nous apprend que Mademoiselle
Louise Labé, femme d'un Cordier de Lyon, quoiqu'elle
fût de la plus grande beauté, et qu'elle fût
sollicitée par des adorateurs aussi distingués qu'aimables,
préféra toujours l'étude des Belles-Lettres
à tous les autres agréments; indépendamment
de la connoissance des Sciences, l'on apprend par les Ouvrages
de son siecle, que quoique d'un sexe timide, elle avoit prouvé
par des actions d'éclat, dans plusieurs campagnes contre
les Espagnols, qu'elle avoit autant de bravoure que de science
et de beauté; tout ce qu'on connoît de ses Ouvrages
sur le Théatre, est un Drame intitulé, Débat
de Folie et d'Amour, qui fut représenté quelque
temps après la mort de la Reine de Navarre, et qui eut
un grand succès.
La réputation des Dames Desroches,
mere et fille, nées à Poitiers, succéda à
celle de Mademoiselle Labé, en 1571, par les Tragédies
de Panthée, de Tobie, et d'une Pastorale;
toutes Pieces qui furent fort applaudies, et qui [269] leur firent
beaucoup d'honneur. Il est vrai que l'envie, toujours disposée
à nuire, prétendit qu'elles n'étoient que
prête-nom de Jules de Guersans, Avocat de Rennes,
très-amoureux de Mademoiselle Desroches la fille.
Ce qu'il y a de certain, c'est que la tradition n'en a point fait
mention, et qu'elle a soutenu jusqu'aujourd'hui, que ce Poëte
n'en est jamais convenu. Il devoit cependant être piqué
des refus que fit toujours sa maîtresse de l'épouser,
quoiqu'elle lui voulût beaucoup de bien; mais son amour
pour sa mere l'emporta, quoique le parti lui convînt: il
auroit fallu s'en séparer, et c'est à quoi elle
ne put jamais se résoudre.
Dans le nombre de femmes savantes du même
siecle, la tradition nous a transmis le nom de la respectable
Catherine de Parthenay, fille aînée du Seigneur
de Soubise, qui épousa en secondes noces René,
Vicomte de Rohan, Prince de Léon, dont elle
eut le Duc de Rohan, le Duc de Soubise, et trois
filles; au lieu de passer sa jeunesse dans la dissipation et dans
les plaisirs, elle cultiva toujours les Belles-Lettres: elle fit
plusieurs Tragédies qui lui acquirent de la réputation;
celle d'Holopherne, jouée à la Rochelle,
eut le plus grand succès. Cette respectable Dame mourut
au Parc, en Poitou, le 28 Octobre 1631, à l'âge de
quatre-vingt-quatorze ans.
Trois autres femmes se firent connoître
et se distinguerent, le siecle suivant, par leur esprit et leurs
talents pour le Théatre: la premiere, Mademoiselle Cosnard,
née à Paris, mit au Théatre une Tragédie,
intitulée, les chastes Mar-[270]tyrs, qui
lui acquit de la réputation; la seconde, nommée
la Comtesse de Saint-Balmont, de Lorraine, par celle de
Marc et Marcelin, qui eut autant de succès; la troisieme,
Mademoiselle Françoise Pascal, Auteur d'une Tragédie
d'Endimion, et d'une Comédie, intitulée,
le Vieillard amoureux, en trois Actes, en vers de huit
syllabes, qui eurent l'une et l'autre un grand nombre de représentations.
On ne peut se persuader que dans un siecle aussi connu que le
leur, on ignore leur histoire et sur-tout les époques de
leur naissance et de leur mort.
Il n'en est pas de même de Madame
de Villedieu, autrement Mademoiselle Hortence des Jardins;
tout le monde sait qu'elle étoit d'Alençon, qu'elle
avoit infiniment d'esprit et de mérite; qu'elle a beaucoup
travaillé dans tous les genres; que l'on a douze volumes
de ses OEuvres, dans lesquelles se trouvent les Pieces de Théatre
de Manlius, de Nithétis, et le Favori.
Si l'on s'en rapporte à la chronique, elle a été
galante, jusqu'à l'âge de cinquante et un ans qu'elle
mourut, d'un excès d'eau-de-vie, dont elle avoit pris malheureusement
l'habitude.
Madame Deshoulieres, si connue et
si célebre dans le même siecle, dont le nom de fille
étoit celui d'Antoinette du Ligier de la Garde,
étoit remplie d'esprit, d'agréments; elle vivoit
dans la meilleure compagnie; elle eut de son mariage une fille
qui auroit eu autant de réputation que sa mere, si elle
y eut aspiré; mais elle étoit née modeste
et se soucioit moins du monde. Le peu de succès qu'eut
une Tragédie de sa mere, [271] intitulée, Genseric,
qui fut jouée à l'Hôtel de Bourgogne, trouvée
médiocre, fit qu'elle se livra moins aux Belles-Lettres,
ne voulant point courir le risque d'une pareille humiliation.
Mademoiselle Bernard, du sang des
Corneille, apporta en naissant le goût de la Littérature
distinguée; à vingt-quatre ans, elle mit au Théatre
la Tragédie de Laodamie, qui eut du succès;
en 1690, elle y fit représenter celle de Brutus;
et en 1695, Bradamante. Sans le ton de défiance
qu'elle avoit de ses talents, il est à présumer
qu'elle eût été encore plus célebre.
Il n'est pas douteux que sans la prévention
où tout le monde étoit que les Pieces qu'a mises
au Théatre Mademoiselle Barbier, étoient
de l'Abbé Pélegrin, cette Demoiselle qui
les fit représenter sous son nom, auroit acquis une gloire
méritée; mais quoi qu'elle pût avancer pour
détruire cette injuste prévention, ainsi que cet
Abbé lui-même, rien ne put la détruire; aujourd'hui
même elle subsiste encore: cependant il est sûr, et
il peut même être démontré qu'elle est
l'Auteur d'Arie et de Petus; de Cornélie,
qui fut jouée un an après; de la Comédie
du Faucon, des deux Tragédies de Thomiris,
de la mort de Jules-César et de trois Opéra.
Tout ce qu'on peut répondre aux suppositions, c'est qu'elle
y donna lieu par la confiance qu'elle avoit en l'Abbé Pelegrin,
auquel elle lisoit ses Ouvrages, et à qui elle demandoit
des conseils, parce qu'il entendoit par-[272]faitement la marche
théatrale et qu'elle se faisoit honneur de les suivre.
À l'égard de Mademoiselle
de Saintonge qui mourut à la fin du dix septieme
siecle, elle est plus connue dans le genre de l'Opéra que
dans celui du Théatre François, quoiqu'elle ait
publié l'Intrigue des Concerts et la Princesse
de Saluces, qui n'ont point été représentées,
quoiqu'elles dussent l'être; mais son goût l'entraînoit
vers l'Opéra, où l'on y applaudit ceux de Didon,
de Circé et du Ballet des Saisons. Cette
Demoiselle se nommoit Louise Gillet, et étoit née
à Paris, d'un pere fort estimé.
Madame Bisson de la Coudraye doit
être ici placée, parce qu'elle a mis au Théatre
une Tragédie qui a pour titre, la Décolation
de saint Jean. Il en est de même de Mademoiselle de
Moricau et de Mademoiselle Flaminia. La premiere est
connue par une Comédie, intitulée, le Dédain
affecté; la seconde l'est de tous les Amateurs du Théatre
Italien, où elle y a toujours rendu ses Rôles avec
autant d'intelligence que d'esprit, sur-tout ceux qui dépendent
du génie, n'étant point écrits; elle vint
en 1716, à Paris, où elle remplit les Rôles
d'Amoureuses.
Madame de Gomez, fille du Comédien
du Roi, Paul Poisson, et soeur de celui du même nom,
qui lui a succédé dans ses Rôles de Crispin,
mort depuis un an, connue par de jolis Ouvrages, n'a composé
pour le Théatre François, que les Tragédies
d'Habis, Sémiramis, Cléarque,
[273] et la Comédie, intitulée, les Épreuves;
elle s'est retirée à Saint-Germain-en-Laye.
Madame du Boccage, savante, remplie
d'esprit, de plusieurs Académies, donna aux François,
le 24 Juillet 1749, la Tragédie des Amazones, qui
a réussi et lui a fait autant d'honneur que son Paradis
perdu de Milton.
Madame de Graffigny étoit
fort connue par ses jolies Lettres Péruviennes,
avant qu'elle eût mis au Théatre la Comédie
de Cénie, qui a eu le plus grand succès.
Voyez dans le Dictionnaire des Auteurs, pour ses
autres Pieces de Théatre.
Il me seroit facile de faire l'éloge
de plusieurs autres femmes qui se sont distinguées, en
ce siecle, dans la carriere des Belles-Lettres; mais comme Madame
la Marquise de Saint Ch. et Madame la Comtesse de B...
n'ont point mis leurs noms dans les jolis Ouvrages qu'elles ont
publiés, même pour le Théatre, je les respecte
trop pour les faire connoître ici, puisque, trop modestes,
elles ont toujours gardé l'anonyme.
Madame la Comtesse de Genlis, pour
laquelle j'ai la plus haute considération, qui le mérite
à tous égards, et que j'admire depuis long temps,
doit être nommée, puisqu'il est public, par le Journal
de Paris, que la jeunesse lui doit le charmant Théatre
à l'usage des jeunes personnes, que les Gens de Lettres
les plus éclairés, comme tout ce qu'il y a de plus
distingué à la Cour, ainsi que dans la Capitale,
regardent comme [274] un chef-d'oeuvre, et la plus intéressante
école de la vertu.
Ce précieux Théatre est en
plusieurs volumes: le premier renferme sept Pieces; la premiere,
un Drame d'un genre neuf et pathétique, intitulé,
Agar dans le Désert: rien de plus intéressant
que la marche théatrale de cette Piece, elle arrache des
larmes; le dénouement est une leçon supérieure
de courage, de patience et de vertu.
La seconde Comédie a pour titre,
la Belle et la Bête; le projet est de persuader que
l'ame bienfaisante et la complaisance sont de sûrs moyens
de plaire et de se faire aimer; cette Piece a beaucoup de rapport
à celle de Zémire et Azor; mais celle-ci
présente plus de vraisemblance, et m'a paru plus touchante.
La troisieme, intitulée, les
Flacons, est une soirée très-agréable.
L'objet, dans cette Piece, est de démontrer à la
jeunesse, dans l'incertitude de sa conduite, de préférer
l'honneur au plaisir qui l'entraîne, le calme de la conscience
étant le seul qui conduit au vrai bonheur.
Le fond de la troisieme est encore une
soirée qui a pour titre, l'Isle heureuse; il s'agit
à la vacance d'un Trône, de choisir une Reine selon
la loi; ce sont des vieillards qui y nomment: deux Princesses,
qui sont soeurs, appellées Rosalide et Cloride,
ont le droit d'y monter; la Fée Lumineuse a présidé
à l'éducation de Clo-[275]ride, qui
est nommée Reine; mais au lieu de gouverner seule, elle
partage le Trône avec sa soeur; cet acte de bienfaisance
prouve que l'ame vraiment généreuse et bienfaisante
est de toutes les vertus la plus sublime, et que quoique Rosalide
fût parfaite à tous les égards, son éducation
ayant été aussi soignée que celle de sa soeur,
cette suprême qualité qui lui manquoit sans doute,
ou à laquelle la Fée institutrice lui avoit fait
faire moins d'attention, fit que les vieillards préférerent
sa soeur, qui en faisoit son objet capital.
La cinquieme Comédie est l'Enfant
gâté: elle paroît moins intéressante
que les précédentes; mais l'objet de tenir en garde
une jeune personne contre la flatterie, sur-tout des domestiques
à gages, ou des intriguants, est le plus important, étant
certain que, sans l'approbation continuelle de vils flatteurs
que l'intérêt guide toujours, une jeune personne
bien née ne seroit pas souvent la proie de la séduction.
Rien de plus agréable et de plus
intéressant que la petite Comédie en deux Actes,
intitulée, la Curieuse, et de plus propre à
corriger de ce défaut.
Dans la derniere Piece du premier volume,
intitulée, les Dangers du Monde, une jeune femme
n'ayant point de véritables amies, s'ennuyant pendant l'absence
de son mari, donne dans le travers, et s'engage dans des dépenses
inutiles qui dérangent sa fortune; elle doit soixante-dix
mille livres; une digne tante qu'elle avoit né-[276] gligée,
la voyant accablée de chagrins, en apprend la cause, et
la tire de ses mortels embarras, en lui apprenant par son propre
exemple, que l'économie l'a mise en état de la tirer
de son inquiétude, et que ce plaisir est mille fois plus
doux que tous ceux dont elle a joui et qu'on peut goûter
dans la vie.
Le second tome de ce charmant Théatre
renferme encore des Comédies plus agréables; il
semble que Madame la Comtesse de Genlis ait eu en vue dans
celui-ci l'instruction de jeunes personnes plus formées
que dans le précédent; la premiere Piece est intitulée,
l'Aveugle de Spa: elle est du plus agréable comique:
par la manie d'un Capucin, pour la culture d'oeuillets, sa passion
favorite, qui occasionne dans un entretien très-sérieux
les contre-sens les plus plaisants. L'Auteur a pour objet encore
l'humanité et la bienfaisance; c'est le fonds et le sujet
de cette Comédie intéressante, qui font connoître
que c'est la vertu favorite de celle qui en est l'Auteur.
La seconde Piece a pour titre, les Ennemies
généreuses; ce sont deux femmes de qualité
qu'une belle-soeur et un mari, intéressés à
détruire leur amitié et leur intelligence, parviennent
à brouiller par des manoeuvres dictées par la calomnie.
Le mari en est puni, il se ruine, et dans son désespoir,
passe dans les Indes, en disant un adieu éternel à
sa femme: l'amie de celle-ci qui apprend son désastre,
par des amis, cherche les moyens de se réconcilier avec
elle dans [277] la vue de partager sa fortune avec elle. Celle-là,
trop prévenue, se refuse toujours, persuadée que
son ressentiment est fondé. Enfin, apprenant qu'il est
l'effet de la calomnie, elle embrasse son amie, et pour preuve
de la sincérité de cette réunion, elle accepte
les bienfaits qu'elle avoit refusés.
La Colombe est le titre de la seconde
Comédie: elle est du plus tendre intérêt.
Une jeune personne jalouse d'une colombe qui appartient à
sa soeur, la lui laisse entrevoir. Celle-ci la lui cache pendant
quelque temps; mais s'appercevant du chagrin qu'elle lui a causé,
elle lui en fait présent, ce qui produit les sentiments
d'une reconnoissance si touchante, qu'elle attendrit jusqu'aux
larmes.
Les Comédies qui suivent ont pour
titre, Cécile, et l'Intriguante; dans la
premiere, une jeune personne voulant convaincre sa soeur de la
plus tendre amitié, se disposoit à prononcer des
voeux éternels dans le Couvent où elle étoit,
pour lui procurer un établissement plus avantageux: cette
soeur tendre et généreuse se refuse à un
aussi triste sacrifice; par l'événement le moins
attendu, elle l'empêche; une succession inattendue augmente
sa fortune, ce qui dispense cette généreuse fille
de cette preuve héroïque de son amitié. L'Auteur
peint avec autant d'esprit que d'adresse, dans cette Comédie,
les moeurs et les ridicules qu'on emploie quelquefois dans les
Couvents, pour attirer ou éloigner les Novices.
[278] L'objet de Madame la Comtesse de
Genlis, dans la Comédie de l'Intriguante, est
de convaincre les jeunes personnes que la franchise, la vérité
et la bonne foi suffisent pour parvenir aux fins qu'on se propose,
et qu'on échoue presque toujours, lorsqu'on recourt à
l'intrigue et au mensonge. Ces leçons sont mises en action
avec le plus vif intérêt, et doivent sur de jeunes
coeurs faire la plus vive impression.
J'avoue ici, avec la franchise dont je
me suis toujours fait honneur, que tout ferme que j'ai toujours
été, je n'ai pu lire sans avoir les yeux mouillés
de pleurs, la charmante Comédie de la bonne Mere.
Eh! quel seroit le mortel assez insensible pour ne pas être
pénétré jusqu'aux larmes, de ce chef-d'oeuvre.
S'il étoit honnête de proposer ici une gageure, je
parierois que ceux qui liront cette Piece avec attention, en seront
autant sensiblement touchés, et conviendront que les vrais
mouvements de la nature, dans une ame bien née, la remuerent
beaucoup plus que les plus vifs transports de l'amour.
Le tome troisieme n'a pour objet, dans
les Pieces qu'il renferme, que les moeurs des jeunes gens; comme
il n'y a point d'hommes dans les Comédies des deux premiers
volumes, il n'y a point de femmes dans celui-ci: les titres des
Pieces qu'il renferme, sont, Valek, le Magistrat
et la Rosiere. La premiere Comédie est un sujet
tiré de l'Histoire des Arabes, dont l'intérêt
est le plus vif et le plus touchant. La seconde, en trois Actes,
est admirable par la droiture [279] d'un Magistrat qui fournit
le modele d'un Juge integre qui se défie de ses propres
lumieres, et qui demande à Dieu de l'éclairer.
Le quatrieme et dernier volume que la respectable
Madame la Comtesse de Genlis a bien voulu composer pour
l'éducation de la haute Bourgeoisie, renferme des Pieces
dont les titres sont, la Marchande de Modes, la Lingere,
le Libraire, etc. Toutes ces Pieces sont intéressantes,
bien faites, et propres à rendre aimables l'honneur, la
vertu et toutes les qualités de l'homme estimable. Après
avoir lu le Théatre de Madame la Comtesse de Genlis,
on est surpris d'y trouver une si parfaite entente de la marche
théatrale. On reconnoît avec admiration le génie
des Corneille, des Racine, et sur-tout de Moliere;
du reste on ne peut s'empêcher de convenir qu'elle doit
posséder à fond les grands principes dont elle donne
avec tant de facilité et d'aisance des leçons si
agréables et si parfaitement écrites.