Les mots de A à Z – lettre B
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Baillive, Baillifve
– 1763-1776 : «La baillive de Caen étoit Aimée de La Fayette, qui avoit épousé François de Silly, seigneur de Lonray et de Fay, gentilhomme de la chambre du roi François I. […] La baillive de Caen accompagna Marguerite de Valois, duchesse d’Alençon, en Espagne. Elle y agit si utilement pour les intérêts du roi prisonnier, que ce roi lui donna la baronnie de l’Aigle.»
– 1640 : «Sont féminins les noms d’office et de condition appartenantes aux femmes : Reyne, Comtesse, Duchesse, Abbesse, Nonne, Conseillère, Barbière»
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Batailleresse
– 1402-1403 : «Cy apres sensuit lystoire de Orichie et Anthiope, des femmes batailleresses la XXe rubr(ique)»
- Bâtonnière
– 1899 : «Du moment que vous l’admettez à siéger à la barre, ça ne peut être à moitié: vous ne pouvez pas lui donner un strapontin, il faut qu’elle participe à tous les droits de l’avocat, qu’elle puisse faire partie du conseil de l’Ordre, devenir bâtonnière.» (Henri du Périer de Larsan, débat à la Chambre des députés, 30 juin 1899, cité par Juliette Rennes, Le Mérite et la nature. Une controverse républicaine: l’accès des femmes aux professions de prestige, 1880-1940, Paris, Fayard, 2007, p. 256).
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Broderesse
Jean Rabaut, Histoire des féminismes français, Paris, Stock, 1978, p.18.
– vers 1540 : «Renée Serpe et Jehanne Chaudière, broderesses de Paris, envoient à la reine deux pièces de broderies, dont l’une représentoit les Enfants dans la fournaise, l’autre le Jugement de Daniel»
Registre de Jehan de Frotté, cité in H. de La Ferrière-Percy, Marguerite d’Angoulême, son livre de dépenses (1540-1549), étude sur ses dernières années, Paris, Auguste Aubry, 1862, p.61.

